” Women lead in emergency”: participation et responsabilisation des femmes face aux changements climatiques et risques et catastrophes

  • 7 mars 2024

Ce réseau des femmes malagasy a été lancé officiellement ce 07 février avec à son début, 18 membres, composés toutes des membres fondatrices. Les 18 membres auront la mission de mener des mentorats auprès de leurs paires à travers les 24 régions de Madagascar, sans toutefois exclure les hommes. L’objectif principal demeure toutefois le réseautage des femmes malagasy à devenir des femmes autonomes, aptes à faire face, à se relever et capable d’apporter des réponses adéquates, adaptées et efficaces face aux impacts du changement climatique et des catastrophes naturelles dans leur vie quotidienne.

L’innovation que « women lead in emergency » version malagasy cherche à développer et à partager, réside dans la manière de guider, d’appuyer et d’accompagner les femmes pour pouvoir apporter individuellement et collectivement des réponses adaptées à toutes formes de chocs climatiques qu’elles subissent et aux difficultés que cela engendre dans leur vie quotidienne.

Le réseau, décliné également en plateforme, est à la fois un engagement entre les femmes, avec les femmes et pour les femmes. Les membres fondateurs auront pour tâches principales de mettre en œuvre son premier plan quinquennal. Durant cette période de 5 ans, la plateforme aura la tâche de développer d’abord le réseau à travers la grande île; impulser et éveiller les qualités naturelles innées des femmes à travers des conseils et des activités de renforcement de capacités. À l’issue de ces activités fondamentales, les femmes accompagnées devraient être capables d’affronter les urgences, aptes à affronter les défis, capables de créer et à amener des changements, capables de lutter et vaincre les impacts et difficultés engendrés par les chocs et les catastrophes naturelles, avoir la faculté de se relever, autonomes et être résilientes. La réussite de la plateforme et de ses membres dépend essentiellement de l’atteint de ces résultats.

Selon l’enquête permanente auprès des ménages 2021-2022 (EPM 2021-2022), “environ 6 ménages sur 10 ont subi au moins un choc grave au cours des 12 derniers mois de l’enquête. Les données révèlent des disparités marquées entre les régions. Les taux les plus faibles des ménages sont observés dans les régions de Bongolava, Sofia et Boeny, avec des pourcentages respectifs de 32%, 36,8% et 38,4%. À l’inverse, les régions d’Atsimo Andrefana, Atsimo Atsinanana et Androy affichent des taux élevés, atteignant 81,8%, 87,9% et 88,5%”. L’initiative de la plateforme trouve  sa pertinence vue ce contexte qui “soulignent l’importance de prendre en considération les réalités régionales pour élaborer des initiatives ciblées visant à atténuer les conséquences des chocs sur les ménages Malagasy”.

Cette plateforme des femmes malagasy nouvellement créé rejoint celle qui est déjà mise en place au niveau mondial, qui est le réseau international d’organisation de la société civile pour la réduction des catastrophes (GNDR), travaillant ensemble pour renforcer la résilience des communautés les plus exposées aux catastrophes. Les 18 membres fondateurs ont eux-mêmes reçu de la GNDR des formations de guides et des formations sur la manière de les partager au sein de la communauté.

C’est dans ce cadre que l’UNFPA et l’UNICEF ont manifesté leurs appuis à la mise en œuvre de ce projet et des initiatives qui y sont rattachées ainsi que des objectifs à atteindre.

Partagez :
Haga Rajaonaly