Violences et harcèlements scolaires : entrave au développement en l’absence de prise en charge

  • 17 novembre 2021

58% des jeunes ont témoigné avoir été victimes de violence scolaire selon l’étude publiée dans le rapport « Étude sur les violences envers les enfants à Madagascar ». Les filles représentent le plus grand taux avec 53,7% contre 46,3% pour les garçons. L’étude a révélé qu’elle est commise entre pairs et/ou par les personnels scolaires et peut se manifester sous plusieurs formes.
C’est au niveau du cycle primaire qu’est constaté le plus de violence. Elle y représente un taux de 17% alors que ceci descend à 10% au niveau des collèges et des lycées selon toujours cette étude. Il a été révélé que les violences, désigné dans le contexte par une « conduite intentionnellement agressive », se déclinent sous forme d’insultes, du racket, d’agression physique, morale, psychologique, et peuvent même se manifester même comme une habitude et un amusement. L’arrivé de la technologie et sa démocratisation au sein de la société apporterait également un supplément d’emprunt d’un autre genre de violence. Une étude effectuée par l’Organisation non-gouvernementale Youth First en juin 2019 aurait révélé que près de 84% des jeunes enquêtés au niveau des 3 établissements d’Antananarivo et de Toamasina auront témoigné avoir été déjà victime de cyber-harcèlement. Le contexte conduit alors l’association Imaso Ivoho a lancé officiellement ce 17 novembre, le projet « Fitaratra » qui a pour objectif de mettre en place un mécanisme d’accompagnement des jeunes victimes de harcèlement et de violence scolaire pour que ces aléas ne puissent constituer un frein à leur développement social, mais qu’ils puissent assurer un avenir meilleur. Le secrétaire général de l’association, Anjaramalala Rasoanaivo d’appréhendé que l’absence d’accompagnements conduirait à « des risques dont les conséquences pourraient être néfastes, il se peut que l’enfant devienne solitaire, n’exprime jamais ses idées, abandonne petit à petit l’école en commençant par sécher les cours et enfin à l’âge adulte, il peut être vulnérable à la violence basée sur le genre ».
Dans cette lutte, le projet « Fitaratra » a décidé de réaliser une action de sensibilisation par la diffusion d’une série de théâtre radiophonique de 20 épisodes illustrant les causes, les conséquences et aussi les responsabilités des enseignants, les élèves harceleurs, les élèves victimes ainsi que les responsables d’école dans 5 lieux qui sont Antananarivo, TsiroanomandidyManjakandrianaMahajanga et Toamasina. À l’occasion de la journée mondiale « Non au harcèlement » qui sera célébrée demain 18 novembre, l’association effectuera une sensibilisation auprès des élèves du primaire de l’école privée Mahasoazaza-Antananarivo à travers des ateliers de dessin et de cinéma.

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Mahandry