Un terrain du ministère de l’Enseignement supérieur spolié

  • 7 septembre 2023

La spoliation est perpétrée par un particulier et rendue public le 6 septembre par la direction générale de la recherche scientifique (DGRS) auprès du Centre national de recherches pharmaceutiques (CNARP). La décision de divulguer au grand jour l’affaire, via les médias, a été prise par la DGRS après que les tentatives légales d’opposition n’aient pas été efficaces. Les responsables du centre, appuyés à l’unanimité par les employés, expriment face aux journalistes leur soupçon d’un appui par un ou des hautes personnalités influentes qui seraient éventuellement derrière ce manœuvre. Les soupçons du CNARP seraient justifiés par un certain document émanant du service foncier et autorisé par le département ministériel qui dispose de la tutelle de cette affaire.

Le terrain de ce département de la recherche scientifique mesure 3ha. 524 individus de plantes et 592 autres y sont actuellement plantés et servent en totalité d’usage scientifique. Une reproduction en version miniature de la forêt de la région Antsinanana est même visible sur les plantations. Ces plantes ont été intégralement plantées par le CNARP selon les affirmations partagées.

Il est inscrit sur le certificat de situation juridique à la disposition du CNARP que le terrain est un domaine de l’Etat. Un décret n° 88-453 du 22 novembre 1988, met à la disposition du CNARP l’exploitation du terrain. Outre ce décret, le centre dispose aussi de plusieurs documents officiels attestant les droits et prérogatives légaux du centre.

 Non-considération des documents légaux informés par le CNARP

La surface concernée par le manœuvre mesure 9.000m2. Le particulier concerné qui se dit être dans son droit a récemment mandaté des techniciens du service foncier pour prendre des mesures des zones qu’il envisage de s’approprier. Les scientifiques du centre craignent et dénoncent à travers cet agissement et ce forcing la mise en péril de la mission principale du centre, notamment la recherche scientifique qui contribue fortement à la médecine, y compris la médecine traditionnelle malagasy.

Les recherches qui y sont développées et effectuées relèvent entre autres des recherches sur les vertus des plantes médicinales malagasy, de la productions de phytomédicament, de la formation, du stage et d’encadrement des étudiants ainsi que de la Conservation et sauvegarde de plantes médicinales endémiques et en voie de disparition.

Plusieurs activités saillantes ont été évoquées mais la participation du CNARP dans la recherche et le développement des médicaments contre le Covid-19 ont été évoquée à titre d’illustration de l’importance du centre et surtout du terrain sur lequel sont plantées les matières premières, brutes et primitives de la recherche.

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Mahandry