Transport maritime : assainir les navires « sous-normes »

  • 14 mars 2024

90% des échanges commerciaux et 2/3 des fournitures en énergie sont effectués par voie maritime à Madagascar selon le ministre des Affaires étrangères, Rasata Rafaravavitafika. Un atelier de consultation nationale dans le cadre du Programme de Sûreté Portuaire et de sécurité de la navigation (PSP) se déroule du 14 au 15 mars 2024 dans la salle de conférence au sein du Ministère des affaires étrangères à Anosy. Madagascar en tire profit de l’opportunité du Programme pour renforcer la sécurité et la sûreté maritime nationale.

L’atelier est financé par l’Union européenne, à  travers le  Programme de sécurité portuaire et sûreté de la navigation (PSP). Il est coordonné par la Commission de l’Océan Indien (COI) et mise en œuvre par l’Organisation Maritime Internationale (OMI), l’INTERPOL et l’ONUDC. Il a pour objectif de renforcer les capacités des autorités et des agences gouvernementales qui interviennent dans les affaires maritimes. Diminuer l’utilisation des navires sous-normes qui sont plus exposés aux risques mettant en danger les gens de mer et les économies des états côtiers. Mettre en œuvre effectivement le code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires. Améliorer la gestion de sûreté par l’évaluation régulière des risques et renforcer les mesures y afférentes. Développer un mécanisme régional de partage d’informations et d’échange de données sur les cargaisons et les passagers. Et enfin, renforcer les capacités de réponse des organes d’application de la loi dans la région.

Toutes les parties prenantes participent à cet atelier tel que le  Centre De Fusion D’informations Maritimes (CFIM), la Marine nationale, le ministère des Affaires étrangères. D’autres départements sont aussi concernés :  la Justice, la Sécurité Publique, la Gendarmerie nationale, l’Environnement, l’Agriculture et l’Elevage, la Pêche, la Douane, l’Agence Portuaire Maritime et Fluviale (APMF), etc..

Il est primordial pour le gouvernement que la population Malagasy puisse tirer la meilleure partie de ces ressources et des opportunités offertes par ses environnements. La phase de démarrage du programme a été achevée avec un diagnostic des faiblesses et l’identification des actions requises pour la mise en œuvre du programme dans 9 pays bénéficiaires (Angola, Comores, Kenya, Maurice, Mozambique, Namibie, Tanzanie, Seychelles et Madagascar).

 

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Natacha Hasimbola