SDSR : 10 femmes par jour meurent à l’accouchement à Madagascar

  • 10 novembre 2022

Dix femmes par jour meurent en donnant naissance à leur enfant à cause des complications liées à la grossesse et à l’accouchement. Par ailleurs, un décès sur 3 enregistré dans le pays est lié à la grosse précoce. Ces statistiques ont été révélées au public lors de la conférence de deux jours, les 9 et 10 novembre, organisée par le réseau des organisations de la société civile œuvrant dans le domaine de santé, de droits sexuels et reproductifs de Madagascar (SDSR).

En effet, « Le taux de mortalité maternelle reste encore élevé à Madagascar », a révélé le réseau qui signale également un taux élevé de l’activité sexuelle précoce parmi les jeunes et un taux de fécondité supérieur à la moyenne mondiale et africaine.

Face à ce contexte socio-économique de Madagascar, les défis sont importants pour le réseau SDSR. La méconnaissance du droit SDSR, la précarité de l’éducation, la pauvreté, le manque de moyens financiers sont autant d’écueils qui ne font qu’aggraver la situation, rendant difficiles et énormes les défis dans la valorisation de la santé et des droits sexuels et reproductifs à Madagascar.

À cela s’ajoute la carence des cadres normatifs, législatifs et règlementaires malgré l’engagement de Madagascar à respecter plusieurs chartes et traités internationaux. Le bureau de la commission la santé auprès de l’Assemblée nationale a néanmoins exprimé sa volonté de plaider pour la cause d’un renforcement d’un appui institutionnel et financier en faveur de ces domaines.

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Mahandry