Satisfaction de l’Union européenne sur le PGE, mais ….

  • 27 février 2024

Si l’Union européenne trouve dans la Politique générale de l’Etat “des visions plus concentrées et plus ciblées que ne l’était le PEM” et désigne les stratégies de cette nouvelle politique « réconfortant et aligné aux priorités stratégiques déclinés dans  les programmes de coopération de l’union », elle perçoit quelques désaccord dans  certaines décisions et pratiques de l’Etat des critiques et des commentaires.

Le premier désaccord concerne la peine de castration qui a été  validée par la HCC. L’ambassadrice de l’UE, Isabelle Delattre Burger, reconnait l’aspect « abject et odieux » des viols surtout faits aux enfants mais juge que la peine de castration n’est pas en accord avec la vision de l’UE. SEM Isabelle Delattre Burger annonce  dans  son raisonnement que cette peine ne serait pas une solution préventive.

Le critique de l’Union européenne va également à l’encontre des politiques d’entretiens des réseaux routiers de Madagascar. Sans détour, l’UE en tant que partenaires, serait « régulièrement frustré de voir que depuis des années le Fonds d’entretiens  routier n’a pas les moyens d’entretenir les réseaux routier (…) » ; que «  (…)  si les routes ne sont pas entretenus couramment et régulièrement elles ne vont pas durer au-delà de 5 ans (…), ajoutant qu’ «honnêtement cela n’aiguise pas l’appétit des partenaires de mettre des centaines de millions dans des routes non entretenus », qualifiant cela de « fonds perdu ».

Questionnés sur des éventuels suivis des impacts  et résultats des aides de l’UE à Madagascar, l’ambassadrice estime positif, concret et efficient l’aide allouée à titre de don à hauteur de 116 millions d’euros de l’UE dans la réfection totale de la  RN6 et RN13. De 2021 à 2024, 325 millions d’euros ont été attribués par l’UE à Madagascar, et avec le projet en cours, cette allocation s’élève actuellement à environ 440 millions d’euros qui ne vont pas peser sur la dette de Madagascar selon les affirmations.

Elle note par ailleurs qu’il est  nécessaire d’accélérer les débuts des travaux sur  les deux projets d’énergie hydroélectrique, Sahofika  et Volobe, afin que Madagascar et sa population mais surtout le secteur privé puisse sortir des difficultés et calvaires de la manque d’électricité impactant directement dans la structure  économique du pays.

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Mahandry