Economie

Résilience climatique : Un projet d’assurance agricole pour les petits producteurs

Antananarivo, 10 mai 2021, 14h51,  (DDIT): Le gouvernement malgache s’associe à la Société financière internationale (IFC) pour développer des solutions d’assurance agricole pour les petits producteurs. Ce projet entend renforcer la résilience de ces petits exploitants agricoles face au changement climatique, à améliorer leur productivité ainsi qu’à les aider à accéder plus facilement aux services financiers.
En effet, les pertes économiques liées aux catastrophes naturelles à Madagascar s’élèvent en moyenne à 1% de son Produit intérieur brut (PIB) par an. Une assurance agricole va ainsi permettre de protéger ces petits producteurs contre un large éventail d’aléas naturels. Si l’on ne cite que les cyclones, les sècheresses et les inondations, ou encore les invasions de ravageurs tels que les criquets. Notons que ces petits exploitants représentent actuellement environ 70% de la population agricole.
Ce programme soutiendrait alors fortement le secteur agricole. Sachant qu’il compte pour près du quart du PIB du pays tout en regroupant 64% des emplois. D’autant plus que les difficultés d’accès aux services financiers constituent une énorme contrainte entravant la productivité et les revenus des agriculteurs.
Comme l’a souligné Fanomezantsoa Lucien Ranarivelo, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, « la mise en place d’un système d’assurance agricole constitue une solution pérenne permettant de développer les filières agricoles ». « Cela incitera les banques et les institutions financières à soutenir les agriculteurs, via un accès renforcé au crédit, pour les aider à faire face aux risques liés au changement climatique » a-t-il rajouté. Ce que Marcelle Ayo, Représentante Pays d’IFC pour Madagascar, soutient. En effet, l’assurance agricole est un moyen d’aider les exploitants à disposer d’un flux de trésorerie davantage prévisible et stable. Cela leur permettra « de rembourser leurs emprunts, d’améliorer leur solvabilité, de stimuler leur production et de renforcer leur résilience face aux catastrophes naturelles et aux chocs » a-t-elle souligné.
Ce projet est financé par le Mécanisme mondial pour l’assurance indicielle (GIIF) qui est un fonds multidonnateurs géré par le Groupe de la Banque mondiale. Ce fonds est destiné à remédier au manque de solutions d’assurance abordables contre les risques météorologiques et de catastrophes dans les pays émergents.

Karina

Articles similaires

Laisser un commentaire