Reboisement, reforestation et suivi : la vision de la vice-ministre en charge de la reforestation se précise

  • 15 novembre 2021

La politique sur la vision de la ministre chargée de la reforestation semble prendre forme après la participation de Madagascar au sommet sur le climat à Glasgow. Trois grandes lignes ont été définies par Madagascar dans sa participation en tant que pays acteur dans la résilience au changement climatique : reboisement, reforestation et conservation. 

La communication de ces trois grandes lignes a été soumise devant le conseil du gouvernement et attend son adoption définitive. La vice-ministre en charge de la reforestation, Hortensia Antoinesie, a défini comme engagement d’au moins atteindre l’objectif de faire un reboisement sur 150.000 ha par an afin d’obtenir un résultat de 80.000 ha d’arbres vivants. 

Pour atteindre cet objectif, le vice-ministre maintient la mise en place d’un dispositif d’implication élargie qui incitera toutes les forces vives ainsi que les citoyens, les organisations et les associations à s’impliquer davantage dans les opérations de reboisement et de conservation. Il serait également mis en place le transfert de certaines prérogatives de pilotage de la politique de reforestation et de reboisement incluant la mise en place et la gestion de pépinières aux collectivités territoriales décentralisées (communes, régions) ainsi que le transfert des surfaces de reboisement auparavant appartenant au ministère de tutelle, afin de générer l’esprit d’appartenance et de susciter la volonté de faire partie prenante dans la politique de protection et de conservation selon les éclairages de la vice ministre. 

À ce titre, la vice ministre maintient la vision de reboisement à grande échelle décliné en la plantation de 60 millions de jeunes arbres. Il serait, selon le vice ministre, utilisé en combiné la mobilisation citoyenne ainsi que l’emploi des techniques innovantes dans l’atteinte de cet objectif. En termes de suivi et de reforestation, le vice ministre a déclaré être désormais plus déterminé dans le contrôle du respect des engagements que les gestionnaires des aires protégées ont acceptés à travers leur cahier de charge.

 Ces engagements s’inscrivent notamment dans l’obligation de replanter les surfaces défraîchies pour cause de feu de forêt mais aussi par le respect de leur engagement sur le maintien de l’intégrité écologique et la gestion durable.

 

Tiana Andriamifidy/ Ndriamparany  Mialy

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