Partenariat Banque mondiale – MINAE conforté lors d’une visite de courtoisie

  • 23 janvier 2024

Le représentant permanent de la Banque mondiale, Atou Seck a rendu visite au nouveau ministre de l’Agriculture et de l’élevage, Suzelin Ratohiarijaona hier. La rencontre a permis aux deux personnalités de conforter l’appui de la Banque mondiale aux projets que le ministère a initiés et pilotés et que la Banque mondiale appuie et finance.

Quatre projets d’envergure (CASEF, PADAP, Riz Plus, FSRP englobant chacun des défis et enjeux importants se complète dans la lutte contre l’insécurité et la crise alimentaires de plus en plus fréquentes dans certaines zones de Madagascar, dans la lutte contre la pauvreté rurale, dans l’augmentation de la production agricole, dans la résilience et la préservation de l’environnement, élément clé pour une production agricole optimale.

Des informations essentielles ont été tirées de fiches techniques officielles et respectives de chaque projet, détaillant les objectifs, le volume de financements de chaque projet, les zones d’interventions ainsi que les enjeux et les défis à faire face. L’objectif global du projet PADAP (Projet d’agriculture durable par une approche paysage) est d’augmenter la productivité agricole en lien étroit avec une gestion durable des ressources naturelles (sols, eau, environnement). Les zones d’interventions sélectionnées dans ce programme sont Andapa (SAVA), Iazafo et Soanieran’Ivongo (Analanjirofo), Bealanana (Sofia) et Marovoay (Boeny). Le programme PADAP est financé à hauteur de 65 millions USD (IDA), 25 millions d’euros (AFD) et 13,7 millions USD (GEF). À terme, le programme devrait aboutir au total à 14.000 ha de périmètres irrigués et réhabilités ; 7.000 ha de forêts sont restaurés de manière passive ou active.

Le projet FSRP ou Programme Régional de Résilience des Systèmes Alimentaires (PRSA ou FSRP) est un projet accompli dans les États de l’Afrique de l’Ouest, incluant également Madagascar en raison de la quasi-omniprésence de la pauvreté dans la grande île, aggravé par la pandémie de la Covid-19, selon le contexte souligné dans la fiche technique du projet.

Selon le document du ministère de l’Agriculture et de l’élevage (MINAE) le projet FSRP est financé essentiellement par l’IDA, reparti en 4 composantes essentielles d’activités : « 1 recherche agricole, recherche d’information, diffusion de l’innovation pour une productivité et une résilience accrues (46 millions USD) ; « 2 appuis de la gestion durable des ressources naturelles (18 millions USD) », « 3 améliorations de la connectivité (routes) , et amélioration de l’accès aux marchés pour les petits exploitants (22 millions), « 4 réformes des cadres règlementaires des institutions et réformes politiques et une coordination régionale tenant compte du climat (16 millions USD).

Le projet FSRP intervient dans les 23 régions de Madagascar en priorisant Analamanga, Vakinankaratra, Itasy, Antsinanana, Analanjirofo, Boeny, SAVA, Atsimo Atsinanana et Melaky. Le grand Sud reçoit cependant une aide supplémentaire de 200 millions USD afin de renforcer le projet MIONJO.

Concernant le projet Riz Plus, le Gouvernement Malagasy a reçu une assistance financière de la Banque Mondiale en janvier 2021 avec un objectif de financer un projet visant à accroître la productivité et la résilience des moyens de subsistance ruraux et des systèmes alimentaires dans des zones ciblées de Madagascar. Dans ce sens, le projet a bénéficié d’une avance de fonds d’un montant de 3 935 000 USD.

Placé sous tutelle du ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, le projet est prévu pour un montant total de 225 000 000 USD durant la période de 2023 à 2028, le projet interviendra dans les Régions Alaotra Mangoro et Sofia.

 

Le projet CASEF à par contre pour objectif de renforcer les opérations de certification foncière et d’appui aux guichets fonciers à Madagascar dans les régions d’Amoron’i Mania, Haute Mahatsiatra, Vakinankaratra, Analamanga, Bongolava et Itasy.

Il s’agit également de faciliter l’accès aux marchés des ménages agricoles et, ainsi, favoriser le développement agroalimentaire malagasy, de manière à réduire l’incidence nationale de la pauvreté multidimensionnelle. Ce deuxième objectif utilise l’approche chaîne de valeur axée sur les marchés et tirée par la demande. Selon les chiffres relevés, du début du projet en 2016 à 2021, l’objectif est d’atteindre 346 000 certificats fonciers distribués et 500.000 en 2022. 195 communes devraient bénéficier également d’assistance technique liée à l’accès aux marchés.

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Mahandry