Lute contre la dégradation de la biodiversité : les pays de l’océan Indien unis pour un développement durable

  • 11 juin 2024

Lors de la revue à mi-parcours du projet Varuna de ce 11 et le 12 juin, le ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Max Fontaine, a souligné l’importance de renforcer les capacités du secteur privé et de valoriser la recherche scientifique dans la lutte contre la perte de biodiversité dans l’océan Indien. Il a mis en avant les initiatives visant à renforcer les capacités du secteur privé, tout en intégrant la valorisation de la recherche scientifique dans un programme ambitieux destiné à préserver la biodiversité.

Le ministre a également insisté sur l’importance des acquis et de l’apprentissage en indiquant que « cette rencontre permettrait des échanges constructifs et la création de réseaux solides, offrant ainsi à la région de l’océan Indien une perspective nouvelle et prometteuse. Réaffirmant l’engagement de Madagascar, Max Fontaine a ajouté que la biodiversité avait été quelque peu délaissée lors des conférences internationales passées. Cependant, il a noté un changement de paradigme, avec Madagascar mettant désormais la biodiversité au centre de sa stratégie de développement durable.

La conférence a été marquée par la présence de représentants du monde scientifique, du secteur éducatif, du gouvernement et des journalistes.

Le ministre de l’environnement a souligné que huit pays, dont Madagascar et les Comores, sont détectés comme de grands absorbeurs de carbone. Il a insisté sur le fait que ces pays doivent jouer un rôle plus important lorsqu’il s’agit de discussions sur la biodiversité et a appelé à une collaboration renforcée entre les Seychelles, les Comores et Madagascar, afin de parler d’une même voix sur la scène internationale. “Nous devons faire partie de la solution, et non simplement être perçus comme des pays victimes,” a-t-il affirmé.

Cette conférence a jeté les bases d’une nouvelle approche régionale, visant à protéger la biodiversité et à promouvoir un développement durable au sein des pays de l’océan Indien. Houmed M’Saidie, ministre de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Environnement, du Tourisme des Comores , et de l’Artisanat a ajouté que les crises du changement climatique et de la perte de biodiversité exigent une réponse intégrée et multisectorielle.

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Sissie Raveloson