L’inspection du travail de La Réunion dote Madagascar en matériel informatique

  • 30 janvier 2024

Un geste significatif a été accompli ce 30 janvier dans le renforcement des relations entre Madagascar et La Réunion. L’inspection du travail de La Réunion a fait don de matériel informatique, notamment des ordinateurs, à l’inspection du travail à Madagascar. Cet acte marque non seulement une coopération matérielle mais également un échange d’expériences enrichissant.

L’échange d’expériences a permis à l’inspection du travail de Madagascar d’adopter une nouvelle perspective sur la manière de conduire les inspections. Il est désormais compris que l’inspection du travail ne se limite pas à sanctionner ceux qui enfreignent la loi, mais a surtout pour mission d’assister les travailleurs et les entreprises à se conformer aux lois existantes, et de promouvoir la prévention en matière de sécurité sanitaire au travail. Cette journée marque un renforcement significatif de la coopération entre Madagascar et le gouvernement français, ouvrant la voie à des améliorations continues dans la gestion de l’inspection du travail et la possibilité d’envisager la formation des fonctionnaires.

Par ailleurs, des équipements informatiques ont également été reçus ce jour du projet UGD ou PRODIGI, contribuant ainsi à moderniser les méthodes de travail et à faciliter les opérations de l’inspection du travail.

La ministre du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique, Hanitra Fitiavana Razakaboana, souligne l’importance pour les entreprises de connaître le droit du travail et d’utiliser les normes internationales liées au travail. Cette connaissance préventive contribuerait à réduire les problèmes liés à l’inspection du travail. Le ministre ajoute que si les inspecteurs du travail peuvent correctement mettre en œuvre la prévention dans les entreprises et informer sur les lois du travail, les problèmes seront considérablement réduits, améliorant ainsi l’environnement de travail à Madagascar et contribuant à la création d’emplois décents dans le pays.

Elle a également souligné qu’il existe déjà une sécurité sociale pour les travailleurs employés par des entreprises, gérée par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNAPS) et les services médicaux. Cependant, une extension est proposée pour inclure les travailleurs sans employeur ou les travailleurs non-salariés, tels que les vendeurs ambulants, les chauffeurs de taxi, les agriculteurs indépendants, afin de leur offrir une protection sociale indispensable. Cette initiative vise à soutenir les travailleurs à faible revenu en mettant en place des aides sociales telles que les allocations familiales.

Par la même occasion,  le Représentant de l’OIT, Comores, Maurice, Seychelles à Madagascar, Fréderic Muia, a  exprimé sa gratitude envers la ministre pour la collaboration fructueuse entre l’OIT et le ministère dans la réalisation de la justice sociale et du travail décent. Il souligne l’importance de renforcer davantage cette collaboration, en mettant l’accent sur la promotion des normes internationales du travail à Madagascar, touchant des aspects tels que l’emploi, la protection sociale, et le dialogue social.

Fréderic Muia souligne que l’emploi est essentiel pour aborder les normes internationales du travail. Il encourage une coopération continue entre les acteurs du monde du travail, y compris les syndicats, les employeurs, et les ministères, afin de trouver des consensus dans le domaine du travail

Partagez :
Sissie Raveloson