L’aflatoxine, un fléau qui touche fortement l’arachide à Madagascar

  • 23 septembre 2022

La manière de réduire à un seuil minimum toléré du taux de l’aflatoxine dans les arachides malagasy fait actuellement l’objet d’un partage d’expérience par des experts internationaux, aux acteurs concernés par cette filière.

Ce fléau serait gérable ou palier selon les panels d’experts qui ont accompli des exposés lors d’un séminaire qui se tient du 23 et 24 septembre. Les dégâts causés par une forte présence de l’aflatoxine dans les arachides seraient dangereux pour la santé et l’activité économique de cette filière. Le taux élevé de l’aflatoxine dans les arachides est toxique pour l’homme et affecte la production, en quantité et en qualité, selon les explications des experts.

L’enjeu est également économique, car cette toxicité pénalise fortement l’exportation de Madagascar à ce produit. En 2017, un embargo aurait été imposé par l’Union européenne du fait d’une identification d’un taux élevé d’aflatoxine dans les arachides qui allait être exporté selon les informations recueillies. L’enjeu est alors considérable pour les acteurs concernés. La Fondation Mérieux, Nutriset, l’Association Fitia, le Projet Fihariana, le projet IITA, ainsi que les associations des producteurs d’arachide se sont mobilisé autour d’un seul projet dénommé MITOMBO pour pallier ce fléau. Situation de l’aflatoxine à Madagascar

L’accroissement de l’aflatoxine dans les arachides serait dû essentiellement au changement climatique. La sécheresse serait le premier vecteur. L’absence de vingt jours de pluie conduirait déjà à la formation de l’aflatoxine sur les arachides alors que dans les régions à fort potentiel de cette filière (Androy, Anosy, Atsimo Andrefana), cette absence dure plusieurs mois. Avant l’année 2000, ces trois régions n’ont pas encore connu la sécheresse telle qu’elle se présente actuellement, et l’arachide est cultivée sur une superficie de 9 000 ha.

Actuellement, 30% de cette superficie, seulement, serait exploitée à cause des séries de sécheresses qui y sévit, selon les explications. Ces trois régions enregistrent un total de près de 3 000 tonnes d’arachides annuellement dont la majorité de production serait infectée par l’aflatoxine. Les experts expliqueront alors aux bénéficiaires les différentes méthodes pouvant réduire le taux de l’aflatoxine dans les arachides à travers tous les processus de production, et cela, dès la plantation, la récolte, le stockage et la transformation des arachides durant le Séminaire.

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Mahandry