Grèves du SECES : rappel et mise en garde des autorités

  • 14 novembre 2023

Une directive a été adressée conjointement le 6 novembre dernier au ministère de l’Enseignement supérieur (MESUPRES) et de la Recherche scientifique et au ministère de l’Économie et des Finances par le président par intérim, le général Richard Ravalomanana, afin de prendre « des mesures administratives réglementaires pour mettre fin à la grève du SECES». Le président par intérim interpelle dans sa lettre le Mesupres, en tant que premier ministère concerné, afin « d’user de ses responsabilités », conformément aux textes et lois en vigueur régissant les droits et obligations de grève et de conscientiser les grévistes au respect de leurs responsabilités « d’assurer la continuité de service public de l’enseignement ».

Faisant suite à la directive adressée par la hiérarchie, le Mesupres a adressé un communiqué conséquemment à cette directive le 13 novembre. Cette grève, qui a commencé le 4 novembre, ne fait pas l’unanimité selon le Mesupres, et que seuls, quelques enseignants de l’Université d’Antananarivo persistent à le poursuivre, « abusivement » pour conduire à tort quelques facultés vers une année blanche. Ledit service public aurait été accompli à terme par ceux des provinces afin de préserver toute éventualité.

La lettre de l’intérim à la présidence de la République et le communiqué du Mesupres précise des efforts déjà accomplis afin de satisfaire les revendications des enseignants. Au vu de ces efforts, la grève est qualifiée par les autorités de « licite » et qu’il convient d’agir et de prendre des responsabilités qui conviennent. En substance, les deux missives indiquent une suspension de solde proportionnellement à la durée de la grève, outre les mesures administratives qui peuvent être également prises.

« Le strict respect des directives et la prise en compte de son exécution » paraphait la directive du président intérim, afin de préserver toute éventualité de frustration des étudiants victimes de ces grèves, et pouvant aboutir à un trouble à l’ordre et à la sécurité publique en cette période électorale.

Dans cet élan de prévention, le ministre Elia Béatrice Assoumacou s’est réuni avec les présidents des domaines et des facultés de toutes les universités afin de se concerter sur la manière d’éviter l’année blanche à l’Université d’Antananarivo, mais surtout de trouver un consensus et un issu favorable accepté par tous afin de veiller aux intérêts des étudiants, dont les examens, sont soient en cours soient en attente. La conférence des présidents se tiendra également le 30 novembre prochain afin de délibérer entre autres de la date de la rentrée universitaire au titre de la période 2023-2024.

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Mahandry