Grand Sud-Est : 335 000 personnes vont bénéficier d’une assistance humanitaire

  • 25 mai 2023

335 000 personnes résidant dans les régions du Grand Sud-Est bénéficieront d’une assistance humanitaire * d’un montant total  de 8,5 millions  de dollars que le  Système des Nations Unies a mobilisé. En sont concernées les régions Vatovavy, Fitovinany et Atsimo Atsinanana. Elles ont notamment subi les conséquences dévastatrices des cyclones l’année dernière.

Les projets visant à répondre à cette situation ont été lancés le 24 mai 2023 avec le Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC) et le Système des Nations Unies (SNU).

Près de 874 000 personnes ont notamment besoin d’assistance humanitaire dans le pays suite aux passages des cyclones. 116.000 d’entre elles sont des enfants de moins de 5ans. Un taux de malnutrition aiguë globale (MAG) supérieur à 15% est constaté au niveau de deux districts qui se trouvent dans une situation d’urgence nutritionnelle. Trois autres sont en situation nutritionnelle sévère, avec un MAG compris entre 10 et 15%.

La majeure partie des districts du Grand Sud-Est ont été classés en phase de crise pour la première fois depuis l’introduction du Cadre intégré de classification de l’insécurité alimentaire (IPC). Une augmentation des épidémies, notamment le paludisme, suite aux dégâts de ces cyclones sur les habitants et les infrastructures sanitaires, a été observée.

Les besoins humanitaires pour le Grand Sud sont estimés à 127 millions de dollars au mois d’avril. Seulement 34%  des 88 millions de  dollars requis ont été financés. La situation humanitaire risque de s’aggraver en l’absence d’une action appropriée selon le BNGRC et le SNU.

Sous la coordination du BNGRC et en collaboration avec les acteurs humanitaires, le SNU a répondu à la crise humanitaire dans le Grand Sud-Est, en utilisant ses propres fonds ainsi que des fonds mobilisés, pour un total de 36 millions de dollars depuis 2022, dont 13 millions de dollars provenant du Fonds central pour les interventions d’urgence des Nations Unies (CERF).

Un financement qui couvrira plusieurs secteurs, tels que les abris d’urgence et la gestion des sites d’hébergement, l’éducation, la nutrition, la protection, la santé, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance, ainsi que l’engagement communautaire. Le gouvernement a également apporté sa contribution, avec près de 12 millions de dollars depuis 2022.

Ce fonds permettra également d’impliquer de plus en plus les acteurs locaux, tels que les services techniques déconcentrés des ministères, la société civile, les ONG et les associations locales, dans le cadre de l’approche de “localisation”, tant dans le processus de planification que dans l’octroi de financements.

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Mahandry