Amélioration des conditions des ménages vulnérables par l’application du GALS

  • 18 août 2023

De la vulnérabilité au changement de vie, l’utilisation du « Gender Action Learning Système » (GALS ) a déjà changé les conditions sociales de nombreuses familles qui étaient dans la précarité.

Globalement, elle applique des pratiques visant à convaincre les individus bénéficiaires d’avoir une estime de soi, d’être conscient qu’ils disposent eux même leur propre potentialité pour combattre certains facteurs de pauvreté.

La méthodologie est connue sous la dénomination GALS « Gender Action Learning Système » et a été développée par une anthropologue anglaise Linda Mayoux . Elle est surtout utilisée pour emmener les individus et populations pauvres et vulnérables à se développer par leurs propres efforts, après avoir obtenu une formation particulière.

Du catalyseur au changement, la méthode GALS s’avère être un accélérateur de développement. Elle est d’abord inculquée à Madagascar par le programme de formation professionnelle et d’amélioration de la productivité agricole du ministère de l’Agriculture (Formaprod) afin de lutter contre la dimension du genre auprès des ménages paysans.

La réussite de ce programme a été ensuite reprise et révisée par le programme de développement du secteur agricole «(DEFIS) en collaboration avec l’ONG Procasur, financé par le FIDA, et est devenue GALS +.

De sa forme initiale, s’ajoutent la dimension du genre, les jeunes, la nutrition et le climat. La méthodologie choisit dans un premier temps les jeunes couples ; ils sont formés pour devenir des champions en GALS. À travers un effet d’entraînement, ceux-là étendent leurs savoir-faire et leurs connaissances auprès de leurs proches jusqu’au niveau de la communauté. Cette capacité d’effet d’entraînement par des séries de processus constitue également les atouts de la méthodologie.

Pour les responsables du programme DEFIS, l’utilisation de l’approche GALS a pour principal objectif de rallier la lutte contre la pauvreté à l’amélioration de revenus des paysans tout en respectant l’aspect genre, l’inclusion des jeunes au développement, la diversification nutritionnelle. Et par conséquent la sécurité alimentaire, et la préservation de l’environnement.

Après un essai réussi dans 3 régions de Madagascar, l’Atsimo Atsinanana, le Fitovinany et l’Ihorombe, la méthodologie sera désormais mise à l’échelle dans les zones d’intervention du programme DEFIS, notamment dans le sud où il accomplit différents projets de résilience au profit de la population et des ménages vulnérables résultant des impacts de la sécheresse et du changement climatique.

Partagez :
Mahandry