Accord de pêche : l’utilisation du fonds relatif à l’appui sectoriel dévoilée

  • 18 janvier 2024

La première tranche du fonds relatif à l’appui sectoriel, inscrit sur le nouvel accord de pêche entre Madagascar et l’Union européenne est actuellement disponible. Cet accord qui dure 4 ans, de 2023 à 2027, prévoit 1 100 000 euros par an, destinée à l’appui de la politique sectorielle de la pêche et sa mise en œuvre.

Les activités qui permettent au ministère de la Pêche et de l’Économie bleue de s’en servir de ce fonds ont été déjà validées et présentées par le ministre Mahatante Tsimanaoraty Paubert ce jeudi 18 janvier 2024 à Ampandrianomby, en présence de la délégation de l’Union européenne et divers partie prenante. Les bonnes pratiques de transparence en termes de gouvernance de pêche ont été mises en accent par le ministre durant l’exposé des dites activités. L’Ambassadrice de l’Union européenne, Isabelle Delattre Burger, a souligné que cette étape marque la réussite des efforts de négociation menée par ce ministère ; et surtout leur volonté de contribuer à la préservation de ressources halieutiques à Madagascar.

Le fonds sera utilisé à financer neuf principales activités.

192 977 euros soient 964 885 000 ariary seront consacrés au secteur pêche : action-pilote liée à l’amélioration de la pêche dans les villages sélectionnés ; développement de la chaîne de valeur ; dotation de dispositif de concentration des poissons, de pirogue, de filet, d’équipement d’unité de froid et d’unité de transformation ; formation des pêcheurs ; construction d’une école de pêche basée à Faux-Cap ; mise en place de 4 centrales d’achats de matériels de pêche…

Ainsi, 196 070 euros (980 350 000 ar) seront destinés au secteur aquaculture, à savoir la construction de Zone d’Émergence piscicole (ZEP), dotation en matériels et équipement, acquisition des géniteurs et des alevins…

Par ailleurs, 49 117 euros (245 585 000 ar) seront consacrés pour la promotion de l’économie bleue ; 110 983 euros (554 915 000 ariary) pour l’aspect statistique et planification, tel que l’amélioration des données ; 67 003 euros (33 501 000 ariary) pour l’aspect gouvernance ; 188 930 euros (944 650 000 Ar) pour le contrôle sanitaire ; 225 000 euros (1 125 000 000 ar) pour appuyer l’effort sur l’aspect surveillance et contrôle des pêches ; 20 000 euros (100 000 000 ar) pour l’Agence malgache de la pêche et de l’Aquaculture, qui permet d’améliorer la gestion et coordination des activités du programme sectoriels… ; et 10 000 euros (50 000 000 Ar) pour la collaboration avec l’Agence portuaire maritime et Fluviale.

À noter que le 11èm accord de pêche entre Madagascar et l’UE (2023 – 2027) permet à la Grande île de bénéficier une contrepartie financière de 12 880 000 euro et l’appui sectoriel à hauteur de 1 100 000 euro par an.

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Romuald